Mis en avant

Introduction aux réseaux et à l’estime de soi

Les réseaux sociaux sont-ils bons pour l’estime de soi ?

« Toute influence est immorale. Influencer quelqu’un c’est lui donner son âme. »

— Oscar Wilde.

Ce premier article vient ici pour vous expliquer le pourquoi du comment, pourquoi aujourd’hui les réseaux sociaux nuisent-ils à la confiance en soi ?

Le terme influence se réfère à des « sortes d’écoulements, de flux censés provenir des astres et agir sur les hommes et choses. » On peut y voir ici une notion de pouvoir émise sur les individus.
S’en suit ensuite le terme d’influenceur, qui décrit une personne « dont les écrits sur une marque ou un produit sont susceptibles d’influencer le comportement […] de consommateurs. »

Nous retrouvons ces professionnels de l’influence sur de nombreux réseaux sociaux comme :

  • Instagram en tant que plateforme qui prône le beau
  • Youtube
  • Facebook
  • Snapchat

Avec l’avènement de ces réseaux sociaux, les plus jeunes surfent beaucoup sur ces derniers. Sur ces plateformes ont trouvent de tout, mais beaucoup de photos d’influenceurs qui posent devant des endroits magnifiques, avec un teint parfait, des vêtements qui leurs vont comme un gant, avec un sourire colgate.
Mais selon une étude de « Status of Mind », les 14 – 23 ans souffrent largement de l’injonction à la perfection de ces réseaux, qui affecte directement leur amour propre.
Alors pourquoi les réseaux nuisent-ils à l’estime de soi et à la confiance personnelle ? Est-ce réellement l’objectif de l’influenceur ?

# EXPECTATION VS REALITY

Le nouveau mouvement tendance

Depuis quelques temps, un mouvement est né sur la plateforme Instagram : #ExpectationVSreality ( aussi appelé #InstagramVS reality. Ce Hashtag provient tout droit des Etats- Unis, avec pas moins de 200 000 utilisations.Il est apparu pour montrer la face cachée de certaines photos postées sur Instagram. Ce hashtag est beaucoup utilisé pour reprendre confiance en soi, pour montrer que beaucoup de photos sont retouchées, qu’elles ont été prise avec un tel angle de vue et avec telle lumière. Il faut réussir à prendre du recul par rapport à tout ce que l’on voit sur les réseaux. 

La protagoniste de ce mouvement est l’Australienne Céleste Barber ! Comédienne et maman à plein temps, elle s’amuse à parodier les clichés postés par les célébrités pour mieux dénoncer les faux semblants, la dictature de la perfection et l’idée selon laquelle une femme devrait être au top tout le temps !

Quel sentiment nous empare après être allé sur Instagram ?

Pour certaines personnes, suivre des personnalités qui postent de jolies photos est une source de confiance, d’estime de soi.

Michael Brustein déclare :

L’intégration procure un sentiment de cohésion. On en veut pas être vu comme l’outsider.

C’est-à-dire que sur le court terme, les personnes qui suivent ces professionnels de l’image sur Instagram, se sentent bien, ils veulent rentrer dans cette norme sociale qui présente une version améliorée de soi sur les différents réseaux sociaux.
Cependant, à long terme, le sentiment de confiance qui les empare devient plus sombre et de court durée. Si l’on s’enferme dans une bulle, où il est devenu essentiel pour nous de retoucher chaque photos que nous postons sur les réseaux sociaux, une détresse s’annonce.

M. Brustein alerte sur ce fait :

À long terme, ce souci d’intégration peut engendrer des sentiments négatifs ou de détresse car notre identité dépend des attentes découlant d’une norme sociale qu’imposent les médias, ou les célébrités auxquelles on prête ce pouvoir.

Il convient tout de même de noter que tout le monde ne tombe pas dans cette spirale d’Instagram, mais il est important d’alerter au sujet de ce problème d’estime de soi.

Comme le dit le président du Royal College of Psychiatrists :

Il est essentiel d’apprendre aux enfants comment gérer tous les aspects des réseaux sociaux – les bons comme les mauvais – et les préparer au monde futur.

Qu’est ce que l’influence ?

l’influence, oui, mais à quel prix ?

Le mot “ influence” se réfère étymologiquement à des « sortes d’écoulements, de flux censés provenir des astres et agir sur les hommes et les choses ». Ainsi, on peut y voir une notion de pouvoir émise sur des individus.  Ce dernier se définit, dans un contexte marketing et dans son sens le plus large, “comme étant un individu qui par son statut, sa position ou son exposition médiatique peut influencer les comportements de consommation dans un univers donné”.  Ce phénomène, paru dans les années 2010, fidèle descendant du blogueur, est en effet motivé par des fins majoritairement marketing.

On retrouve des influenceurs notamment sur Instagram et Youtube. Le choix de ces réseaux se fait par la facilité à promouvoir des produits et des marques avec un support  visuel attrayant et ludique.
Le soucis qui se pose ici, est qu’Instagram est devenu un réseau incontournable pour les jeunes, ayant pour réputation une plateforme qui prône le “beau”. Ainsi, selon l’étude “Status of Mind”, “les 14-23 ans souffrent largement de l’injonction à la perfection de ces réseaux, qui affecte le développement de leur amour propre. Alors les influenceurs nuisent-ils à la construction de la confiance personnelle ? 

Qu’est-ce que la dysmorphophobie ?

Coeur de pirate, victime de ce trouble

Le CNRTL décrit ce trouble comme :

« Une angoisse immotivée liée à l’exagération d’un défaut d’apparence physique ou d’un simple caractère individuel considéré comme un défaut par le patient. »
De nombreuses célébrités en sont touchées mais pas que !

La dysmorphophobie touche entre 1 et 2,4% de la population, ce chiffre peut paraître minime mais tout le monde ne consulte pas et n’est donc détecté comme atteint de ce trouble.

Chez les hommes on parle de dysmorphophobie musculaire. C’est-à-dire que les hommes pensent être moins musclés qu’ils ne le sont réellement ou pensent ne pas l’être du tout.

La dysmorphophobie peut entraîner d’autres troubles comme :

  • l’anorexie
  • la boulimie
  • la dépression (70% des personnes atteintes de dysmorphphobie ont des idées suicidaires et 20% d’entre eux ont réalisés une tentative de suicide)

Romuald, atteint de dysmorphophobie musculaire, pense constamment à son ventre. Et pour cause ? Les réseaux sociaux !

Instagram est défini comme le réseau social de l’image du corps, irréel et retouché, ce que Romuald en dit :

« Les médias, Instagram et toutes ces photos qui sont certes retouchées mais qui nous laissent l’apparence de personnes parfaites, on s’identifie forcément à ça, et au final on a  l’impression qu’on est loin de la réalité. »

Instagram tue l’estime de soi et la confiance en soi, c’est pourquoi il est nécessaire d’être vigilent et de ne pas en avoir une utilisation abusive !

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